Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 18:46

Le jardin de l'explosion est un projet émis lors d'un atelier sur le site de l'ancienne poudrerie de Saint Chamas. On y jardine une fois l'an avec du TNT, on y visite les ruines végétalisées d'un lieu qui fut autrefois la ville sans éclat d'ouvriers poudriers.

 

plan masse

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : Travaux personnels
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 13:49

texte.jpg

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : Travaux personnels
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 13:46

bornemipente

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : Travaux personnels
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 13:40

hauteborne.jpg

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : Travaux personnels
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 13:29

projaiguilleprojbelvedere2

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : Travaux personnels
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 01:09

Prologue : le raz de marée


« Le doux calme de cette masse

Où je plonge sans retour

C’est le sel de la mer. »

 

C’est par la moitié dont le sel forme la pulpe cristalline que je commencerais ces chroniques. C’est l’indéfinition de Marseille, ses clodos au froc retenu par la pisse, sa lune couleur néon, la poudre rance qui vous ramone les poumons,… c’est tout cela qui m’a fait ravaler cette geste jusqu’à ce moment précis. C’est que je croyais que Marseille se serait donnée à moi, comme une gitane à la robe pourpre, une femme de marin au lit savoureux sentant la clope, dans des entrelacs de plaisirs exquis.  


La promesse que j’ai faite à une fille, cachée dans sa grotte, juchée sur un tas d’ossement… et à cette demoiselle blessée que j’ai menée en bateau sur les hauteurs du Béouveyre, lui promettant la ligne dentelée de la côté jusqu’à la proue de la Maïre… C’est ça, seulement ça, qui me force à conter cette histoire aujourd’hui.

 

Lorsque je suis arrivé dans mon appartement, après maints mois de vagabondage, j’ai rêvé d’un raz de marée. Il envahissait la Place aux Huiles tandis que je me trouvais dans une sorte de troquet imaginaire. C’était un bar grincheux aux étages emboités comme des pots de fleurs vides. Une table, sise dans un dédale de marches inégales, regroupait autour son Techlatl quatre ou cinq joueurs de coinche. L’air patibulaire.  

 

Ceux-ci, quelques minutes avant le cataclysme, me regardèrent entrer avec dédain, tournant un œil jauni par l’alcool, gonflé par l’abus de gitanes… Je m’avançais et ils m’expliquèrent que l’endroit était réservé. Derrière eux, un escalier conduisait dans les tréfonds calcaires de la ville. Là où la marne spongieuse du Lacydon veille à engloutir les contes équivoques de la surface - la Vouivre du dessous, avec son souffle lointain et rauque de rame de métro lancée dans les boyaux de l’Histoire. Je devinais, comme on le fait dans les rêves, où tout prend l’aspect bugué d’un décor mi-transparent, que les caves de ce bouge où voletait la lumière fade du matin, étaient remplies de contrebande.

 

C’est alors que l’immeuble vacilla, les boiseries craquèrent, des cabestans s’effondrèrent et l’eau glissa sur la cascade de marches. Le raz de marée arriva, cinglant le mur, qui s’ouvrit comme un rideau de scène sur les mats emportés du Vieux Port. Au fond de la salle branlante, au moment où tout allait être balayé, je lorgnais avec effroi la table, vide, les chaises abandonnées, et la porte du fond fermée à double tour.

 

          Ce rêve, à cette époque où je voulais être envahi d’optimisme, où je m’évertuais à nier les noirceurs de la ville, alors que je vaquais, mon sac à dos mordant la chair, dans la Marseille Radieuse - ce rêve - je le niais aussi. Je le révoquais comme un édit que je n’étais pas disposé à agréer.  

 

Quelques semaines après, alors que l’aménagement de mon appartement était presque terminé, la terre trembla. J’étais assis sur un fauteuil rouge confortable, quand je senti s’ébranler le sol. Je crus à un vertige. Le sol s’était levé comme le dos de trente tortues  lâchées à la vitesse d’un train grande vitesse sous un tapis persan. Le lendemain, on m’expliquait que la terre avait tremblé à Marseille. J’en fus surpris. En réalité, ce n’était que le premier mouvement du Grand Serpent de mer qui dort au large du Frioul. Nous avions senti le glissement de sa cape d’écailles contre les fûts blanchâtres des colonnes phocéennes.   


Ceci n’est qu’un sombre prologue. Parce que j’ai souhaité connaitre Marseille et en habiter les combles. Et qu’aujourd’hui, encore une fois, Marseille m’a noyé dans le liquide amniotique de sa possessive maternité. Et l’eau pénètre à grandes goulées dans la capitainerie qui me sert de bouche.  

 

Ces chroniques, je l’espère, lui suffiront assez pour qu’elle me montre le trésor qui repose entre ses mains fangeuses, au milieu des coraux anciens, des posidonies et des rochers crépus qui composent sa maritime robe de mariée.


Peut-être un jour lirai-je l’histoire de Marseille, à la lueur intermittente d’un sémaphore, assis sur l’arrête rocheuse de Malmousque.

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : La geste marseillaise : une histoire subjective
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 12:27

Cet homme soulève des pierres, les emporte, et les sème ailleurs. Vivant comme un hermite, il creuse des galeries de lui seul connues.

Cette attitude peut questionner le paysagiste : en tant qu'homme, qu'artiste, en tant que souleveur de rochers, et en tant qu'historien :

ici se trouve peut-être l'énergie originelle qui fit soulever les menhirs...

 

 

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : Savoir utile
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 12:14

 

 

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : Savoir utile
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 07:20

Les Goudes, c'est un village qui forme le coude éloigné de la ville. Au creux d'une calanque.

Port protégé par ses deux imposantes digues, le village ressemble à un crabe niché dans le rocher nu du fond de la mer.

J'ai tenté d'exprimer les premières impressions ressenties par un travail "accidentel" à la photocopieuse. 

Une histoire de Stephen King pourrait se dérouler aux Goudes, en hiver.

 

gilles premiere année 002

gilles premiere année 024

gilles premiere année 030

gilles premiere année 021

gilles premiere année 016

 

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : Travaux personnels
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 14:33

gilles premiere année 004

 

gilles premiere année 011

gilles premiere année 019

gilles premiere année 010

 

Par Cabinet des Furiosités - Publié dans : Travaux personnels
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus